Premier album d’Adèle Charvet,

Premier album d’Adèle Charvet,
un voyage musical avec Susan Manoff
Adèle Charvet croque la musique américaine !

Née à Montpellier, Adèle Charvet grandit à New York où la maison est bercée par le son pop des Beatles qu’elle chante avec son père et sa sœur. Il y a aussi la musique divine de Bach, puis les premières grandes voix qui l’inspire : celles de Jessye Norman, Dietrich Fischer-Dieskau ou encore Kathleen Ferrier… Avant de parler couramment anglais et français, Adèle Charvet chante. A son retour en France, elle intègre sa première chorale à 6 ans puis entre à la Maîtrise de Radio France qu’elle quitte trois ans plus tard. Elle retourne dans sa chorale initiale puis atterrit dans le Jeune Chœur du Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris.

Des histoires à raconter…

Lucide et patiente, la chanteuse va progressivement quitter le collectif pour travailler sa propre voix. Une belle voix de mezzo-soprano, qu’à l’occasion elle expérimente dans un registre jazz avec un groupe d’amis. Mais c’est surtout l’amour du Lied qui lui fait prendre la direction du chant soliste. Il y a bien sûr l’attrait de la scène, de la performance, de ne pas être noyée au milieu d’un chœur, mais c’est surtout une envie profonde de raconter des histoires…

En récital, la mezzo se transforme en conteuse. Tout son corps se met en mouvement, son expression captive le public, et sa voix guide l’oreille vers un répertoire qu’elle chérit : la mélodie. Il y a les histoires qu’Adèle Charvet interprète sur scène et puis il y en a d’autres à raconter… Comme celle où la chanteuse a remplacé au pied levé un contre-ténor dans le Messie d’Haendel à l’Auditorium de Radio France en 2019, celle aussi où elle choisit de ne pas poursuivre son Master au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris car ce qu’elle voulait, c’était chanter !

Celle encore de sa relation avec sa professeure de chant Elène Golgevit, qui l’accompagne dans ses décisions et préserve sa santé vocale. Ou sa rencontre avec ses deux partenaires de récitals : le pianiste Florian Caroubi avec qui elle remporte le prix de la mélodie au Concert International Nadia et Lili Boulanger puis le grand prix de Lied Duo du Concours International’s-Hertogenbosch, et la pianiste Susan Manoff avec qui elle sort son premier disque : Long Time Ago.

Lied, lyrique et neo soul…

Amoureuse des récitals, Adèle Charvet ne boude pas pour autant la scène lyrique et débute une carrière prometteuse comme chanteuse d’opéra. Après des débuts à l’Opéra d’Amsterdam dans Le Prince Igor de Borodine en 2017, elle enchaîne : Eugène Onéguine de Tchaïkovsky au Festival Verbier, Carmen de Bizet et Le Pirate de Bellini à Bordeaux, puis Le barbier de Séville de Rossini et Manon de Massenet à l’Opéra National de Bordeaux ou encore Idomeneo de Mozart avec la compagnie Opera Fuoco. En 2021 on la retrouvera sur la scène de l’Opéra de Bordeaux dans Carmen et elle chantera l’unique opéra de Debussy dans le rôle de Mélisande à Rouen.

Avec Adèle Charvet, il y a ce qu’elle chante, et ce qu’elle écoute. La chanteuse fait preuve de beaucoup d’ouverture d’esprit dans un milieu où les frontières sont parfois difficiles à abattre. L’éclectisme de ses influences musicales est baigné à la fois de grands classiques mais aussi d’artistes plus pointus comme des chanteurs de neo soul : D’Angelo ou Bilal, des jazzmen comme Robert Glasper, et parfois, elle se laisse envoûter par d’autres voix, comme celle de la chanteuse Joni Mitchell.

Un premier enregistrement pensé à deux

Éclectique et instinctive, Adèle Charvet sélectionne toutefois ses projets avec grand soin, pour ne trahir ni sa voix, ni ses envies, ni son public à qui elle donne tant. Comme une évidence, la rencontre avec la pianiste Susan Manoff a créé une complicité immédiate, une réelle amitié et un projet commun : enregistrer un disque ensemble.

La musicienne a découvert chez Adèle une voracité. Quant à Adèle, elle a découvert chez Susan une “partenaire hors pair” avec qui elle avait envie de faire de la musique comme elle l’entendait. Ce premier disque reflète une envie commune de défendre un répertoire, mais reflète aussi une rencontre, celle de deux femmes qui refusent de s’enfermer dans une case.

LONG TIME AGO

Adèle Charvet & Susan Manoff

Sortie du disque le 8 novembre 2019 chez ALPHA
Concert de sortie le 9 décembre 2019 au Théâtre des Bouffes du Nord

Écouter un extrait
Long time ago, la musique anglophone à son sommet

Partenaire des plus grandes chanteuses françaises comme Véronique Gens, Patricia Petibon ou encore Sandrine Piau, la pianiste Susan Manoff a repéré dans la personnalité et le charisme d’Adèle Charvet une interprète avec qui elle avait envie de faire de la musique. Toutes les deux se sont donc retrouvées un jour à déchiffrer des œuvres et de cette rencontre est né un projet de disque que Susan Manoff avait en tête depuis déjà bien longtemps… “Je me disais : un jour je trouverai la personne avec qui faire un projet comme celui-là” raconte la pianiste. Et cette personne, c’était Adèle Charvet.

Dans Long Time Ago, les deux artistes explorent la musique anglophone, américaine et anglaise. Pour Adèle, c’est un retour dans son enfance new yorkaise, pour Susan, une évidence, elle qui a passé presque la moitié de sa vie aux Etats-Unis, principalement à New York. Si au début, le disque devait aussi contenir quelques mélodies françaises, la pianiste et la chanteuse ont vite compris qu’il se passait autre chose avec le répertoire anglophone : une énergie, un effet boomerang qui amenait de nouvelles idées à chaque nouvelle envie.

D’un côté, Susan Manoff voulait jouer du Copland, de l’autre Adèle rêvait de chanter Britten… De fil en aiguille, les choix se sont affinés, sans frontières entre les genres, allant du cabaret aux mélodies britanniques, en passant par le répertoire, parfois un peu méprisé dans les conservatoires et institutions, des compositeurs américains… Et le résultat est là : un enregistrement à l’image de ces deux artistes, avec des œuvres qui ne rentrent pas dans des cases, avec une énergie débordante, et surtout avec une envie de porter la musique anglophone à son sommet.

Son actualité

9 décembre – Théâtre des Bouffes du Nord
Récital Long Time Ago, avec Susan Manoff
+ d’infos

du 12 au 22 décembre
Tournée « Libertà », Ensemble Pygmalion

26, 28, 31 janvier, 2 et 4 février – Théâtre du Capitole de Toulouse
« Parsifal » (3e Fille fleur)
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6 février – Auditorium du Louvre
Les Serate Musicali, Quatuor l’Archipel
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13 mars – Théâtre de Saint-Dizier
Récital Long Time Ago, avec Susan Manoff
+ d’infos

7, 9, 12 et 15 mars – Grand-Théâtre de Bordeaux
« Roméo et Juliette » (Stéphano)
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