L’heure du couvre-feu

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L’heure du couvre-feu, cet impératif de rentrer chez soi…On le subit, on le tolère, on le comprend ou pas, il est efficace ou non, je ne sais pas. Mais une chose est sûre, il commence à taper sérieusement sur les nerfs. Les conséquences psychiques risquent d’être terribles. Le remède, plus dangereux que le mal ?

Allez hop hop hop ! Il est 18h ! Et normalement, vous êtes déjà chez vous. Sauf si vous avez coché l’une des cases de la fameuse attestation. Entre le travail, les animaux de compagnie, les parents vulnérables, les rendez-vous médicaux, les convocations judiciaires et les missions d’intérêt général, c’est à se demander qui est à la maison à 18h ! Moi-même à l’heure où je vous parle, je n’y suis pas non plus ! C’est vous dire !

Alors à quoi ça sert, un couvre-feu ?

Ça sert à freiner la propagation du virus. C’est bien connu, il circule surtout à partir de 18h.  Bon ok c’est de l’humour ! Oui, je le respecte le couvre-feu, je le respecte. Mais n’allez pas croire que je suis convaincue de son utilité. C’est juste que mon découvert ne me permet pas de prendre le risque d’une amende pour non-respect du couvre-feu ou non port du masque. Comme quoi ! La répression et l’autorité ont encore de belles années devant elles !  Surtout si vous êtes producteur de rap ! Mais c’est pas le sujet !

Au moyen-âge, pour prévenir les risques d’incendie, la cloche retentissait à la tombée de la nuit afin d’alerter les villageois qu’il était l’heure d’éteindre le feu. On couvrait le feu, avec une cloche en terre cuite du même nom !

Donc aujourd’hui, l’incendie s’appelle coronavirus. En effet, si vous lui avez échappé dans les transports en commun, au boulot, à la baraque à frites à midi, ou ailleurs, il vous reste une dernière chance de l’attraper entre 17h38 et 17h57, quand vous faites la queue au Balto pour acheter vos clopes ou à la boulangerie.

Une dose de stress au passage

Vous vous prendrez une dose de stress au passage et un épuisement moral qui vous fera probablement passer une mauvaise soirée. Les études en cours sont formelles, les ravages sur notre état psychique vont se payer longtemps. Le remède serait-il pire que le mal ?

Ma mère a connu la fin de la 2nde Guerre Mondiale. Quand je lui ai demandé si l’expression couvre-feu lui rappelait de mauvais souvenirs, elle m’a répondu « faut pas exagérer, ça n’a rien à voir ! Là le seul risque de bombardement, ce sont les flashs infos de BFMTV ! ». Pas faux ! Bon, elle a surtout ajouté que bloquée à la maison dans son fauteuil roulant, le couvre-feu, elle s’en fichait comme de l’an 40 !

Le remède est pire que le mal

Soit dit en passant, elle a été victime d’un AVC provoqué par les traitements expérimentaux censés la guérir d’une maladie auto-immune. Comme quoi, y’a pas que dans la crise sanitaire que le remède est pire que le mal ! Mais bon, c’est pas le sujet !

Honnêtement, je ne suis pas convaincue du tout de l’utilité du couvre-feu, ni de l’ensemble des mesures prises par notre gouvernement. Rien n’a changé dans les transports, ni dans les supers marchés le samedi après-midi. Par contre ça a mis les artistes et les restaurateurs à genoux, et le personnel soignant sur les rotules ! Ça n’a pas changé grand-chose non plus au boulot ! Sauf pour l’histoire du télétravail bien sûr. Mais là croyez-moi, on est pas tous égaux. Enfin, certains sont plus égaux que d’autres, comme dirait Georges Orwell. D’ailleurs ça tombe bien, on est pas loin de rejouer 1984 (“Big Brother is watching you“).

Ah si ! Ça a changé un truc au travail : on ne peut plus serrer des mains, alors qu’elles n’ont jamais été aussi propres que depuis qu’on a peur des virus. C’est le comble quoi !

Bon! Continuons de respecter les gestes barrières et l’heure du couvre-feu ! Soyons zen ! Nous n’avons guère le choix ! Et pas d’autre idée pour lutter.

Bises masquées et belle semaine à vous…

L’heure du couvre-feu, le billet d’humeur de Barbara G. Derivière, à écouter dans C’est pas le sujet, sur Radio-Châteaubriant.

Musique : Arc and Crecent (When we set out)

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