Gabriel Saglio au milieu des musiques lusophones

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Après de nombreuses années sous le nom des Vieilles Pies, Gabriel Saglio poursuit sa route. Une fois de plus entouré de ses brillants musiciens, il trace son sillon de chanteur curieux. Après avoir exploré la rencontre avec l’Afrique Mandingue dans son disque précédent (Le chant des rameurs (2018), récompensé par un coup de cœur de l’Académie Charles Cros), Gabriel Saglio nous surprend et s’intéresse cette fois aux musiques lusophones.

Gabriel Saglio au milieu des musiques lusophones. Nous retrouvons Gabriel Saglio avec ce nouveau disque: « Lua » ( = Lune en portugais). Cet élégant voyageur a décidé d’approfondir son créneau de chanson métissée, mais nulle possibilité pour lui d’être là où son public l’attend. Un pas de côté et le voilà qui revient avec ses dix nouvelles chansons aux rythmes syncopés d’une Afrique Lusophone cette fois.

Si Gabriel Saglio signe une fois de plus les textes de ce nouvel album, les musiques, elles, ont été composées en trio avec l’aide de deux de ses musiciens: Yoan Hernandez (guitare) et Vincent Barrau (basse).

Son opus précédent sorti en 2018: « Le Chant des rameurs » avait déjà commencé à creuser un sillon original à ce chanteur curieux à mi chemin entre la Chanson Française et la musique d’Afrique de l’Ouest. Récompensé par un coup de cœur de l’académie Charles Cros côté Chanson et une invitation pour un Live à « l’Afrique en Solo » de France Inter côté Afrique, le pari audacieux de cette union a semble-t-il réussi…

Né au sein d’une fratrie d’artistes, Gabriel Saglio parcourt la France…

depuis 2003 avec le groupe qu’il a fondé : « Les Vieilles Pies ». Il réalise ainsi près de 700 concerts: 6 musiciens sur scène et des Live réputés pour leur générosité. Malgré une même équipe toujours très active sur scène, Gabriel Saglio assume cette fois un album à son nom. Chanteur, auteur, compositeur, il porte haut le verbe et la qualité de texte tout en invitant chacun dans une musique festive et métissée.

L’Afrique Lusophone se fait entendre avec des rythmes empruntés aux musiques du Cap Vert, de Guinée Bissau ou de l’Angola. Avec des textes toujours en français, la mélancolie de la Morna ne
semble pourtant jamais bien loin dans la voix éraillée de Gabriel Saglio, les guitares se font tantôt Cavaquinho tantôt nerveuses pour danser le Funana avec l’accordéon et toujours la basse
et les percussions invitent à la danse grâce aux syncopes de ces musiques enivrantes. Alors, quand la danse bat son plein, de nombreux chœurs inondent soudain cet album, nous plongeant
définitivement dans l’héritage de ce Cap Vert des années 70-80 ou la Guinée Bissau des Super Mama Djombo.

Gabriel Saglio au milieu des musiques lusophones

Héritage de parents militants ? Gabriel Saglio réussit à rassembler quelques oppositions dans ces bras grand ouverts.
Les chaleureuses percussions et claviers des années 70 se mélangent à la boîte à rythmes TR 808 (« Demain »). Le souci écologique de notre XXIème siècle (« Ma Terre ») côtoie le dépit suranné d’un Corneille en 1660 (« Stances à Marquise »). La mélancolie (« Dans tes bras ») croise l’envie de fête (« Boréal »). L’envie de voyage (« Lua ») fait place à l’envie de ralentir (« Intelligence »)

Comme dans son précédents opus, Gabriel Saglio réussit à embarquer avec lui quelques passagers prestigieux venus apporter leur souffle reconnu à ses voiles:
Le batteur Cyril Atef signe la plupart des batteries de cet album qui lui ressemble. La chanteuse Lucia De Carvalho (Angola / Brésil) vient poser sa voix sur le sensuel « Dans tes bras ». Le beatmaker nantais Raphaël D’hervez participe au son électronique avec « Nuage ». Le compagnon de route du précédent opus (et invité régulier sur scène) Sekouba Bambino (Guinée Conakry) vient rappeler qu’il est bien l’une des plus belles voix d’Afrique.

Enfin, comme Gabriel Saglio semble connaître les figures tutélaires de ces musiques qu’il affectionne.Il s’offre même l’incroyable chance d’un duo avec la plus grande voix de cette Afrique
Lusophone : le chanteur Bonga.

Le Single « Demain »:
Avec ce premier single, le cadre est posé. La musique sera syncopée et chaleureuse. Les petites touches électroniques modernes côtoieront la batterie puissante de Cyril Atef. L’ambiance sera
mélancolique et portée par le grain de voix si particulier de Gabriel Saglio. Les chœurs seront entêtants et aux couleurs d’une Afrique dont nous reconnaissons le timbre.

Laisse les moi, Laisse les moi, laisse l’Émoi
Laisse les moi, Laisse les moi…les sentiments

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