Cultures locales, oui mais lesquelles ? Celle en lutte ? Celle du bout du monde ? Ou celle des producteurs locaux pour favoriser la consommation en circuit court ? Et oui, la culture, les cultures…on ne peut pas s’en passer. Faut juste qu’elles soient de qualité.

Bonjour à vous cher.e.s auditrices et auditeurs, je me demande comment vous allez…

Car je me doute bien qu’entre le confinement, les gamins à la maison, vos vacances bousculées, la pluie, le froid et le reste, votre vie en ce moment doit être aussi compliquée que la mienne.

Difficile de garder le cap

Et de focaliser sur autre chose que le choix d’un vaccin ou la culture en lutte. À propos de ça, j’aimerais beaucoup voir sur les réseaux sociaux les magnifiques créations des artistes qui occupent les théâtres en ce moment, parce que bon, je les soutiens de tout mon cœur, mais franchement, les flashmobs, les karaokés à l’accordéon sur les marchés et la chenille qui redémarre…ça commence à bien faire, et en plus ça donne raison à la Bachelot sur le fait que la culture n’est pas un problème en ce moment. Je vous en supplie, montrez-nous ce que notre culture a de plus beau et nous manque tant depuis un an ! Mais bon, c’est pas le sujet.

Garder le cap donc ! Bien moi ce week-end, j’ai pris mon courage à deux mains. Et malgré la pluie, je suis partie à pied faire mon marché, mon petit panier au bout du bras. Soudainement animée d’une double prise de conscience, à savoir arrêter de bouffer de la merde et devenir un peu éco-responsable. J’avais donc renoncé à la malbouffe, aux super marchés et aux myrtilles qui arrivent du Chili. Faire travailler les petits producteurs du bout du monde c’est bien, mais faire travailler ceux près de chez soi, c’est mieux. Faudrait pas qu’on ait, en plus du reste, l’agriculture en lutte !

Bruno et Maryse, figures locales du circuit court

Arrivée sur la place du marché, et sur les conseils de ma sœur, je me mets en quête de l’étal de Bruno et Maryse, figures locales du circuit court, qui pratiquent l’agriculture raisonnée, et vous servent la clope au bec. Je n’ai pas eu de mal à les repérer, au moins 30 personnes faisaient la queue le long de leur stand. Je prends ma place dans la file, collée serrée avec mes compagnons éco-responsables, et j’attends, avançant à petits pas. Arrive mon tour, toute fière, je commande tout ce que je peux, confiante et sereine d’être servie par les défenseurs universels des fruits et légumes de saison. Au loin, je vois de belles aubergines. Un peu surprise, car même si je ne suis pas encore une pro de la chose, vu que je me les gèle depuis deux semaines, je me doute bien que pour les aubergines, c’est un peu tôt !

Ça n’a pas manqué !

Clope au bec, v’là le Bruno, qui me dit : Hey ma jolie, celles là elles ne viennent pas de chez moi, c’est trop tôt pour les aubergines, elles sont d’Espagne ! J’étais dégoutée ! 30 minutes d’attente pour des légumes que j’aurais pu trouver à Carrouf pour 2€ de moins le kilo ! À vous décourager de faire des efforts !!

Comme une bécasse, je les ai achetées quand même ! Je crois que c’est ça qui m’énerve le plus ! Bon allez d’accord j’arrête de râler, et je serai plus vigilante dimanche prochain…

Bises masquées et belle semaine à vous.

Cultures locales, un épisode de l’émission C’est pas le sujet, par Barbara G. Derivière, sur Radio-Châteaubriant.

Musiques : When we sent out / Gilbert Bécaud (Les marchés de Provence)

Participer à la discussion

Plus d'épisodes du podcast

Écouter Radio-Châteaubriant Détacher le lecteur
C'est pas le sujet
Loading...