Chansons de derrière les fagots : Ricet Barrier – Les Pissenlits (1956).
Obscur Feuillage, el Don Quichotte de la chanson, sort de derrière les fagots les chansons oubliées du XX° siècle.  Les illustres interprètes méconnus dans cette émission hebdomadaire exclusive pour Radio Châteaubriant ! Obscur Feuillage réinterprète à sa façon ces chansons de derrière les fagots en se filmant. Il nous propose en podcast anecdotes et explications autour de celles-ci et leurs interprètes.
La première émission est consacrée à la chanson Les Pissenlits (1956), écrite par Ricet Barrier, surnommé à l’époque “le Gaulois”. Un hymne aux savoir-faire oubliés de la campagne solognaise.

Les pissenlits, qu’est-ce que c’est bon !

Avec un œuf mollet et des p’tits lardons,
C’est l’un de ces instants merveilleux
Qui font douter de la non-existence de Dieu.

Les p’tits lardons bien rissolés

Avec un bon vinaigre pour déglacer,
Les pissenlits jetés par dessus
Un court instant, faut qu’ils restent crus.

Mais faut les ramasser dans les taupinières,

Parc’ que dans l’bout y’a plus de blanc
C’est là qu’c’est tendre me disait grand-père
Tandis qu’c’est l’vert qui donne le goût et croque sous la dent.

Les pissenlits sont saisonniers

C’est juste au Printemps qu’on peut en profiter
Quand leurs bourgeons fondent sous la dent
Comme un petit bout de sein turgescent.
Bien sûr on peut bien manger d’la Scarol’ D’la Batavia ou d’la laitue
Mais faut les ach’ter et c’est pas l’pactol’
Alors qu’les pissenlits, y’a qu’à s’baisser (on) march’ dessus.
Les pissenlits, de toute manière,Plus tard, on les mang’ra par en d’ssous,
Ce jour-là, l’goût des pissenlits, j’m’en fous!
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